Histoire du Circuit

A la fin du XIXème siècle, en Belgique, les premières courses pour engins mécaniques se déroulaient entre différentes villes sur routes ouvertes. De nombreux accidents eurent lieu avec le public. Il fallait donc créer des tracés règlementés où étaient interdits tous les véhicules qui ne participaient pas à la compétition. Or, Spa était déjà une ville où avait lieu le départ de différentes épreuves, une ville où l’automobile avait sa place.

Après le guerre 1914-1918, trois hommes grands amateurs d’automobile et intéressés par la création d’un circuit à Francorchamps se rencontrèrent: le chevalier Jules de Thier, patron du journal “La Meuse”, le baron Joseph de Crawhez, bourgmestre de Spa et Henri Langlois van Ophem, coureur automobile et membre du Royal automobile Club de Belgique. Suite à leurs entretiens, ils conclurent que le triangle formé par les routes reliant Francorchamps, Malmedy et Stavelot pourrait permettre le tracé idéal d’un circuit situé en dehors de ces localités.

Dès le 12 aout 1921, le circuit fut inauguré par un Grand Prix Motos. Sa longueur était de 15,820 km.

Le 23 juillet 1922, un Grand Prix Motos est organisé et le 12 aout, le RACB organise sa première course appelée Grand Prix de Belgique. En réalité, il s’agit d’une course d’endurance pour voitures de sport.

1924: premières 24 heures automobiles. Chaque équipage est composé de 2 pilotes qui se relaient et d’un mécanicien qui passe les 24h dans le baquet.
Cette même année, le café de l’Eau Rouge devient l’Hôtel de la Source.
La piste sera recouverte d’une sorte de bitume soit un recouvrement légèrement plus moderne.

1925: Création de la nouvelle route des tribunes la voierie arrière devenant le parc des coureurs.
C’est l’année du premier Grand Prix automobile d’Europe.
Victoire d’Antonio Ascari sur Alfa Romea
Lors du Grand Prix Motos, l’Anglais Halowell trouvera la mort dans un accident au pont de Chefosse. Il fut le premier coureur à perdre la vie en compétition sur le circuit.

1928: asphaltage de la piste ce qui permet entre autres d’éviter les projections de pierrailles. Jusque là, la piste était en terre.

1939: Création du Raidillon
Suppression du virage de l’ancienne douane et construction d’une bretelle spectaculaire baptisée le Raidillon, plus communément appelé virage de l’Eau Rouge par les étrangers. Cette courbe rapide en forte pente (17 %) va contribuer à la réputation internationale du Circuit.

1947: les courses reprennent avec le Grand Prix d’Europe et le Grand Prix de Belgique Motos.
Construction d’une tribune de 3000 places.
Début du premier speaker du circuit: Jean Leroy.

1948: création de l’Intercommunale du circuit avec la Province, les 5 communes, l’Etat belge, le RACB et la FMB.

1949: création d’un passage sous le pont de l’Eau Rouge et d’une antenne médicale.

1950: premier Grand Prix de Belgique de F1. Victoire de Fangio
La F1 succède donc à la Formule internationale.

1951: la piste passe de 6m à 9m de large et la longueur à 14,1 km.

1953: construction d’une passerelle au-dessus de la piste à Burnenville pour permettre le passage des habitants vers Bernister.

1956: construction de murets de protection aux endroits dangereux.

1963: installation des premiers rails de sécurité

1964: 24 Heures de Francorchamps nouvelle formule pour voitures de série améliorées. Cette course est mise sur pied avec le RACB sous les conseils de Paul Frère et Hubert de Harlez.

1970: Le Mexicain Pedro Rodriguez remporte à 241 km/h de moyenne le 29e et dernier GP de Belgique de F1 organisé sur le grand tracé. Sous l’impulsion du champion Jackie Stewart, l’association des pilotes de F1 déclare ensuite Francorchamps trop dangereux et impraticable.

Durant les années qui suivent, le circuit est encore le théâtre de courses de Sport-prototypes, les 1 000 km de Spa. Des évenements spéciaux se dérouleront aussi comme Spa Italia

Au cours de l’édition de 1973, le Français Henri Pescarolo, sur une Matra 670B, établit le record de vitesse du circuit dans sa configuration ancienne et le record mondial de vitesse sur circuit « routier », à savoir un tour en min 13 s 4, à la vitesse moyenne de 262,461 km/h. Mais cette année-là les accidents mortels de Joisten, Dubos et Larini lors de la course des 24 Heures de Spa conduisent à une redéfinition partielle du circuit.

L’ancien tracé est définitivement abandonné en 1978.

1979: inauguration du nouveau circuit de 6,9 km
Création de ce que l’on appelle encore aujourd’hui la « nouvelle portion » entre les Combes et le nouveau virage Paul Frère. La longueur du nouveau circuit est ramenée à 6,947 km.

1983: retour de la F1. Ce GP de Belgique est remporté par la Renault du Français Alain Prost.

1991: la moto GP déserte Francorchamps pour des raisons de sécurité.

2003: circuit semi-permanent. Interdit à la circulation de mars à octobre, le Circuit devient semi-permanent. Puis très vite permanent avec 220 jours d’exploitation annuelle. En raison de l’interdiction de la publicité tabac, le GP de F1 est annulé.

2004: après une année d’absence, la F1 est de retour à Francorchamps.

2007: création de nouveaux stands.
Un budget de 15 millions d’euros est consacré à la création de nouvelles infrastructures avec notamment des stands répondant aux nouvelles normes de la FIA. Très prisé par les organisateurs et pilotes, pros ou amateurs, du monde entier, le Circuit de Spa-Francorchamps constitue aujourd’hui un exemple en termes de modernité.

 

Le circuit utilisé actuellement a été modifié à diverses reprises et sa sécurité améliorée. Outre les nouveaux stands, il a vu la modification de la chicane avec son accès aux stands, l’allongement et élargissement de la ligne de départ F1, l’aménagement d’un dégagement à l’épingle de « La Source », la modification de la sortie des stands qui se fait maintenant après l’épingle de la Source dans le haut de la descente qui mène au virage de l’« Eau rouge », la création et l’asphaltage de nombreux dégagements, ainsi que la construction de nouvelles tribunes.  Il est dorénavant un circuit permanent de 7 004 mètres de développement. Il s’agit toujours d’un circuit très rapide et vallonné, reprenant une partie de l’ancien tracé, qui présente des caractéristiques appréciées par les plus grands pilotes mondiaux des différentes catégories et où les bolides peuvent oujours dépasser les 320 km/h.

Spa-Francorchamps est également célèbre pour ses caprices météorologiques. Régulièrement, le circuit se trouve différemment exposé selon les secteurs, par endroits sec et stable tandis que d’autres parties sont humides et glissantes.

 

Eau Rouge

Le « raidillon », au franchissement de la vallée de l’Eau Rouge en 2005.

La partie la plus célèbre du circuit est le Raidillon de l’Eau Rouge. Cette section est constituée d’une succession de virages qui commence après un léger gauche en descente menant à une cuvette suivie d’une courbe à droite en forte pente (le dénivelé est d’environ 40 mètres de la base à la sortie), montée suivie d’une courbe à gauche à son sommet avant d’entamer la ligne droite de Kemmel.

Les pilotes prennent leur élan dans la descente suivant la sortie de l’épingle de la Source et, aujourd’hui, la plupart des voitures de toutes catégories passent cet enchaînement à fond ; à plus de 300 km/h dans le cas des LMP1[7] et des F1[8].

 

Commentaires de pilotes

Galerie